dimanche, juin 13, 2010

Quand la Raison devient une arme... et la Folie un refuge!

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QUAND LA RAISON DEVIENT UNE ARME...
LOGICOMIX de Doxiadis, Papadimitriou, Papadatos et Di Donna (éditions Vuibert)
Peut-on prouver mathématiquement que les Juifs représentent une menace pour l'Europe? C'est ce que pensèrent certains "savants" durant les années 1930... Domaine fondamental à l'origine de l'informatique, la Logique devient un instrument terrifiant entre les mains d'esprits avides d'un Ordre suprême. Bertrand Russell, pionnier majeur de cette branche au début du XXième Siècle, voit ses recherches détournées de leur objectif premier: la Logique devait préserver de la Folie mais voilà qu'elle est utilisée pour promouvoir des thèses antisémites. Celui qui a glorifié la Raison depuis son enfance par peur de la démence dont souffrait son oncle assiste à l'avilissement de l'oeuvre d'une vie... Un choix se pose alors: doit-il abandonner sa réserve scientifique et laisser parler ses sentiments face aux crimes perpétrés en Europe...
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LOGICOMIX est un ouvrage atypique. Véritable essai sur l'Histoire de la Logique au siècle passé, ce roman graphique parle avant tout de ce qui pousse des savants à résoudre d'insolubles problèmes au risque de sombrer dans la démence... Les auteurs, qui s'adressent au lecteur et le font participer aux coulisses de la conception de l'ouvrage, nous révèlent les hommes qui se cachent derrière le Génie. Ils nous dévoilent comment des êtres parfois fragiles jouent avec des équations dont les résolutions peuvent mener à un profond bouleversement de l'Histoire des Sciences voire même de l'Humanité. Bien plus qu'un ouvrage didactique, LOGICOMIX est une oeuvre incontournable pour tout lecteur avide de récit historique à la fois riche, profond et passionnant!
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A lire si vous avez aimé les BERLIN de Jason Lutes...

QUAND LA FOLIE DEVIENT UN REFUGE...

Batman: Arkham Asylum de Grant Morrison et Dave McKean (Panini Comics)

Dès que la maison d’édition DC eut fini de dénicher tout ce que l’Angleterre pouvait compter comme jeunes talents, elle fit poser leur regard neuf sur son catalogue et n’eut pas à attendre longtemps avant que le miracle de l’alchimie ne se produise… Grant Morrison, scénariste aussi génial que perturbé, se devait de rencontrer Dave McKean pour donner naissance à l’un des récits les plus dérangeants du Chevalier Noir. Arkham Asylum (1989) présente le justicier sous un angle novateur et fascinant. Grant Morrison ose en effet le livrer à la merci des occupants de l’Asile d’Arkham (Joker, Double Face, Croc,…) et dévoiler tous les aspects les plus fragiles de sa personnalité, depuis son instabilité psychologique jusqu’aux démons enfouis dans son cerveau malade... car il faut bien être atteint de démence pour venger ses parents en se grimant en chiroptère...
Dave McKean réalise un travail graphique des plus éblouissants en utilisant une technique de couleurs directes mêlée à des collages de tissus et de photographies ainsi qu’à un lettrage adapté à chaque personnage. On sent donc dans cet album toute la jubilation de jeunes auteurs conscients de leurs talents et de l’opportunité qui s’offre à eux. Un vrai régal pour les yeux que ce voyage dans un Enfer dantesque!
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A lire si vous avez aimé The Dark Knight Returns et Batman: The Killing Joke---

mardi, juin 08, 2010

Vingt Mille Liens sous les mers

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Le Tournoi de Roland Garos est terminé et vous ne trouvez aucune occupation pour combler ce manque? Plutôt que de revisionner les meilleurs échanges de cette édition 2010, pourquoi n'iriez-vous pas jeter un oeil sur ces jolis blogs?  

Au programme: le blog de Manuel (auteur de plusieurs albums à l'Association), le blog de Pierre Maurel (auteur de plusieurs albums à L'employé du Moi), le blog de la revue d'art Hey! (on y parle de pop culture, de Killoffer, de Dave Cooper...) et le blog de Radio GrandPapier! (où a été postée la cinquième émission ainsi que des photographies de l'édition 2010 des 24H BD et RADIO de Bruxelles).

Bonne lecture! Bonne écoute! Et à bientôt!

lundi, mai 31, 2010

24h 2010 by Inti

Je vous reparle bientôt des "24h GrandPapier" mais je ne peux résister à l'envie de vous guider vers le récit signé Inti, une vraie révélation à mes yeux : 24h 2010 !

A bientôt!

jeudi, mai 20, 2010

Séance de dédicaces: Vanyda

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Pour marquer les 20 ans de la librairie Multi BD, nous avons aussi le plaisir d'inviter VANYDA, la jeune auteur que nous avions mise à l'honneur lors d'une exposition en avril 2008. VANYDA dédicacera le troisième volume de sa superbe série L'Immeuble d'en Face ce jeudi 03 juin 2010 entre 15h00 et 18h30.
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Les inscriptions se font à la librairie ou par mail en nous écrivant à l'adresse info@multibd.com . Elles ne ne sont pas acceptées par téléphone. Merci de votre compréhension.

"L'Oeuf ou la Plume?" #04: Frederik Peeters

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Les trois entretiens repris dans ce carnet ont été réalisés à trois époques différentes. Le premier date de 2006 et est disponible ICI. Le second et le troisième sont inédits et datent de 2008 et 2010. Ce nouveau livret de la série L'Oeuf ou la Plume? sortira le 03 juin 2010.


Les Photos de Kan

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Une bière blonde, des moules et des fresques BD... Découvrez les photos que l'auteur japonaise a prises lors de son passage à Bruxelles: lien vers le blog de Kan Takahama. Le traducteur automatique de Google vous permettra même de comprendre (dans les grandes lignes) le texte des légendes.

vendredi, mai 07, 2010

Séance de dédicaces: Frederik Peeters

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Pour marquer les 20 ans de la librairie et saluer le talent de Frederik PEETERS qui nous a gratifiés depuis 1997 de plusieurs chefs-d'oeuvre du Neuvième Art, nous avons l'immense plaisir d'accueillir l'auteur suisse pour une séance de dédicaces le jeudi 03 juin 2010 entre 15h00 & 18h30. Un événement à ne pas manquer!
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Lien vers notre chronique de Pachyderme
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Les inscriptions se font à la librairie ou par mail en nous écrivant à l'adresse info@multibd.com . Elles ne ne sont pas acceptées par téléphone. Un tirage au sort aura lieu dix jours avant la séance en cas d'inscriptions trop importantes. Chanceux et moins chanceux seront prévenus par courrier électronique juste après le tirage. Merci de votre compréhension.

Brad Pitt est décédé!

Celui qui fut élu à deux reprises "Homme vivant le plus sexy" par le magazine People nous a quittés. Il s'est éteint en même temps que son ami George Clooney, Nelson Mandela, Vladimir Poutine, Thom Yorke, Fidel Castro, Enki Bilal, Paul McCartney, Barack Obama, Bart De Wever, les quelques trois milliards de représentants masculins de l'espèce humaine et l'ensemble des individus mâles du règne animal. En une fraction de seconde, les gouvernements composés en grande majorité d'hommes se sont effondrés. Les armées (sauf dans quelques pays où le service militaire est obligatoire et mixte), les forces de l'ordre, les systèmes pénal, carcéral et juridique sont exangues. Un grand nombre d'éditeurs de bandes dessinées constatent trop tard qu'ils auraient dû ouvrir leur marché aux lectrices plutôt que de rester cantonnés dans de vieux poncifs. Les trois grandes religions monothéistes ont perdu tous les ministres présidant leur culte. Face à ce "gendricide" inexpliqué, la population féminine est sévèrement touchée par le deuil de leurs pères, leurs frères et leurs fils mais aussi par le constat qu'elles seront les dernières représentantes de l'espèce humaine puisque tout espoir de concevoir un enfant mâle semble leur avoir été ôté. Certaines femmes y voient l'aube d'une ère nouvelle, débarassée enfin du joug sexiste. D'autres s'efforcent de reconstruire une société sur base de l'éducation patriarcale qui leur a été inculquée. Au milieu de ce chaos, un jeune prestidigitateur sort désemparé de son appartement new-yorkais; Yorick Brown est le dernier homme sur Terre... Alors qu'il ignore encore comment il a réchappé miraculeusement à la mort avec son singe Esperluette, il sait désormais qu'il est à la fois l'homme le plus "sexy" et le plus fort de la planète. Mais aussi le plus lâche... Il devra pourtant faire preuve de courage pour parvenir à retrouver sa mère, sa soeur et sa fiancée dans une longue traversée des Etats-Unis qui s'annonce déjà épique!
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C'est ainsi que débute le premier chapitre de la magistrale saga d'anticipation Y le dernier Homme qui vient de se clôturer sur un dixième et dernier tome. Construite comme un thriller où Yorick devra échapper à celles qui voient en lui un élu ou une abomination grâce à l'assistance de la mystérieuse agent spéciale 355, cette série est aussi un vaste champ d'exploration des relations qui unissent ou séparent nos deux genres. Le scénariste Brian K. Vaughan signe là un excellent récit qui s'étale sur plusieurs années et où ses personnages évolueront sans cesse, dévoileront leur complexité et nous laisseront entrevoir ce qui nous rend tous, hommes et femmes, si également humains. Sa mise en scène haletante et ses dialogues inspirés sont soutenus par le trait efficace de Pia Guerra... une dessinatrice, cela va de soi...
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Nicolas
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PS: toutes mes excuses à Brad Pitt et à ses admiratrices et admirateurs. Je lui souhaite bien entendu de poursuivre sa brillante carrière aussi longtemps que possible...
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Y le dernier Homme, série complète en 10 tomes, de Brian K. Vaughan et Pia Guerra, Panini Comics.
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A lire si vous avez aimé WALKING DEAD ...



jeudi, avril 29, 2010

Chroniques et séances de dédicaces Gwen de Bonneval, Greg Shaw & Simon Roussin

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Présentation des excellents albums des trois auteurs réunis pour la séance de dédicaces du 14 mai 2010:
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COUP DE COEUR: LES DERNIERS JOURS D'UN IMMORTEL

Des Cinq Conteurs de Bagdad à la série Seuls en passant par Jolies Ténèbres, Fabien VEHLMANN est le scénariste qui compte le plus grand nombre d'albums "coups de coeur" sur la page des sélections de notre librairie. Avec Les Derniers Jours d'un Immortel, il nous gratifie d'un quatrième ouvrage à disposer sur les étagères de notre bédéthèque idéale. Mieux, son nouveau récit pourrait même rester sur notre table de chevet parmi ces quelques livres dans lesquels on aime se replonger régulièrement pour en savourer l'atmosphère si particulière. Sous ses apparences de récit de science-fiction, Les Derniers Jours d'un Immortel mérite en effet d'être comparé à un "ovni" traversant le vaste univers de la Bande Dessinée telle la série Lupus de Frederik Peeters il y a quelques années. Dans un lointain futur, l'Humanité parvient à se soustraire aux affres du vieillissement et de la Mort grâce à d'impressionnantes avancées technologiques. Ce bouleversement, comme de nombreux autres avant lui, ne modifie en rien la nature profonde des êtres humains, toujours pétris de doutes et de désirs. Malgré les capacités de raisonnement qui lui ont permis de résoudre de nombreux conflits culturels et juridiques qui secouent régulièrement la cohabitation des différentes formes d'intelligence présentes dans l'Espace, l'éminent scientifique Elijah n'est pas épargné par des questions qui semblent sans réponses. Face à la disparition de son ami Matthias qui décida de mettre un terme à son existence sans l'en tenir informé et une déclaration de guerre inexplicable entre deux espèces aux traditions aussi méconnues qu'ancestrales, Elijah devra créer plusieurs "doubles" de sa personne pour tenter d'enquêter sur tous les fronts à la fois. Ce procédé de démultiplication ne va pas sans risque; il pourrait y perdre une partie de sa mémoire et peut-être se perdre lui-même...

Rarement récit de science-fiction ne fut plus riche et passionnant que celui-là. Les Derniers Jours d'un Immortel est une course contre la montre pour éviter un conflit majeur entre deux Civilisations dans un Univers où l'Homme a pourtant cru vaincre le Temps... Les réflexions de Fabien VEHLMANN sur notre destinée sont dignes des grands classiques de l'Anticipation. Celles sur la Mort et sur notre rapport à l'Autre, qu'il soit un proche ou un extraterrestre, le sont tout autant. Le rendu graphique de Gwen de BONNEVAL n'est pas non plus en reste. Celui qui signa avec le même scénariste les aventures de Samedi et Dimanche nous offre ici un univers S-F dépouillé où la sobriété du dessin évite de "détourner le lecteur des sujets principaux". C'est donc avec beaucoup de plaisir que nous accueillerons ce dernier lors d'une séance de dédicaces qui nous donne l'occasion de saluer cet ouvrage étonnant, fruit d'un travail réalisé en parfaite symbiose.
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Lien vers la présentation de l'ouvrage sur le site de Futuropolis
Lien vers la chronique de l'ouvrage sur Du9.org



A DECOUVRIR: TRAVELLING SQUARE DISTRICT

Pour son Travelling Square District paru à la Sarbacane, Greg SHAW délaisse un temps les expérimentations abstraites très réussies qu'il fit sur la Veuve Poignet (la Cinquième Couche) et le Parcours Pictural (Atrabile). Avec cet album "figuratif", le jeune auteur belge nous invite, à l'aide de zooms et travellings, à explorer un récit au travers du panorma peuplé de gratte-ciels présenté en couverture. Les rangées égales des fenêtres carrées des immeubles se feront cases dans la case et nous permettront de découvrir une intrigue décalée mêlant une femme, son mari, son amant et quelques inspecteurs de police. Véritable tour de force graphique et narratif, Travelling Square District s'impose comme l'une des oeuvres les plus ambitieuses de l'année. A découvrir! (Nicolas)
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Lien vers le site des éditions Sarbacane (BD)


A DECOUVRIR: ROBIN HOOD

J'aurai lu des albums dessinés au crayon, à l'encre de chine ou par palette graphique ainsi que des ouvrages réalisés à l'aquarelle, en photomontage ou en techniques mixtes. Je pense n'avoir jamais lu de bande dessinée entièrement conçue avec des feutres de couleurs. Avec son Robin Hood paru à L'employé du Moi, Simon ROUSSIN vient corriger cette lacune. Parfaitement maîtrisée, cette technique nous plonge dans un univers chatoyant digne du mouvement pictural des Nabis et plus particulièrement des toiles de Paul Sérusier (Le Bois Sacré) ou Jan Verkade. Visuellement impressionnant, Robin Hood est aussi un récit singulier où le mythique justicier est revisité sur un mode qui ne tient ni entièrement de la parodie ni de l'hommage. Le Robin des Bois de Simon ROUSSIN est envisagé comme ces héros que l'on s'inventait étant enfant. Loin d'être "naïve" au sens réducteur du terme, cette version porte en elle toute l'impulsivité, le dynamisme, la vaillance et parfois même la violence crue des personnages qui habitaient notre imagination enfantine. Comme le premier récit de Batman signé Bob Kane et Bill Finger en 1939, Robin Hood est une oeuvre qui saisit le lecteur par son caractère direct et entier. C'est donc une nouvelle belle surprise qui vient enrichir le catalogue de l'éditeur bruxellois de L'employé du Moi!
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Présentation de l'ouvrage sur le site de L'employé du Moi
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La séance aura lieu de 15h00 à 18h30 le vendredi 14 mai 2010. Les inscriptions se font à la librairie ou par mail en nous écrivant à l'adresse info@multibd.com. Elles ne ne sont pas acceptées par téléphone. Merci de votre compréhension. Nicolas

samedi, avril 17, 2010

Radio GrandPapier: vierde uitzending...

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Pour la quatrième de Radio GrandPapier (14 avril 2010), nous vous proposons une émission consacrée à la Bande Dessinée flamande alternative et "grand public" avec deux intervenants de choix: Seb C, auteur de Tous en Quête chez Bries, et Michel Kempeneers, collaborateur BD au quotidien belge de Standaard. Nous irons aussi plus au Nord pour parler de deux jeunes auteurs scandinaves dont le travail est loin d'être suffisamment remarqué. Amanda Vähämäki et Joanna Hellgren seront donc à l'honneur et je ne peux que vous conseiller de vous ruer sur La Fête de Mères (Frémok) et les deux premiers tomes de Francès (Cambourakis). Et puis il y a aussi les habituelles chroniques qui sont consacrées ce mois-ci à Lulu Femme Nue, Pluto, Des Berniques et Travelling Square District (présenté en plein milieu du générique de fin...), la Capsule d'Erwin dédiée à la revue MAD, l'agenda, etc... Bonne écoute! Nicolas.

Metro, Tokyo, Dodo (part 1)

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Les aventures d'un libraire en voyage à Tokyo (part 1)
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Dans une superette de Tokyo, je déambulle au milieu des rayons à la recherche d'un déodorant. A côté des marques occidentales conditionnées dans de grands vaporisateurs, je tombe sur un format de poche de provenance locale. De retour à l'hôtel, je teste le produit et -oh surprise désagréable- je découvre que je viens de m'asperger... d'une laque extra-forte à prise immédiate. Voilà pour l'anecdote qui en dit long sur la difficulté pour un "gaijin" (ou "personne étrangère au Japon") de s'aventurer dans un pays où, à de rares exceptions près, ni les détails des produits locaux ni même les textes des expositions ne sont traduits dans une langue occidentale. Bien loin de moi l'idée de critiquer ce fait et de tomber dans une forme détestable d'ethnocentrisme, il n'empêche que le voyageur doit s'attendre à se sentir un peu perdu. En débarquant à Tokyo avec ma compagne et un couple d'amis, j'avais misé sur ma connaissance (somme toute relative) du Pays du Soleil Levant que j'avais acquise depuis l'adolescence au travers d'abondantes lectures de mangas puis de ma passion pour le cinéma nippon pour évoluer ici avec une certaine aisance. Si les films de Yasujirô Ozu, Shôhei Imamura ou Shinya Tsukamoto m'avaient permis d'effleurer différents aspects de l'esprit japonais, je dus bien me rendre à l'évidence qu'un bon bagage culturel ne permet pas de dépasser la barrière de la langue... La maîtrise de l'anglais est ici chose peu courante et le mime (qui prend parfois des airs de théâtre Nô) devient le seul moyen de communiquer. Cela n'empêche les Japonais de s'adresser longuement à vous comme si vous saisissiez leurs propos. Consciencieux, ils vont expliqueront en effet dans leur langue et par le menu le contenu de tous les plats qu'ils vous servent, la façon de les accommoder et de les déguster. Après quelques minutes d'une logorrhée ininterrompue à laquelle nous ne comprennons goutte, nous hochons poliment de la tête pour ne pas vexer notre hôte. Politesse et respect des convenances, voilà les maîtres mots d'une entente cordiale. Mais cela ne suffit pas toujours. Logeant pour une nuit dans un "onsen" (une station thermale à l'eau naturellement chause), je fus convié à porter le "yukata", un kimono confectionné en tissu léger. L'hôtesse m'expliqua en japonais la façon de le revêtir et je fis signe, comme à mon habitude, que j'avais saisi la chose. Après avoir enfilé mon yukata en repliant son pan gauche sous son pan droit, je me présentai à nouveau à la charmante propriétaire des lieux. Son visage prit alors une expression d'horreur et elle me demanda de défaire mon vêtement sans attendre. Le temps d'un nouveau mime, je compris qu'en intervertissant la disposition des pans du yukata, je m'étais vêtu comme on vêt un défunt au Japon... (à suivre)
Nicolas

samedi, avril 10, 2010

Séance de dédicaces Kan Takahama & entretien

De retour de Tokyo, je ramène dans mes bagages quelques souvenirs du Pays du Soleil Levant: une séance de dédicaces avec Kan Takahama et un carnet d'entretien exclusif avec cette jeune auteur qui signa L'Eau Amère, Kinderbook, Mariko Parade et 2 Expressos chez Casterman... Nicolas.
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Pour marquer les 20 ans de la librairie et sa longue histoire avec la Bande Dessinée nippone, nous avons l'immense plaisir d'accueillir KAN TAKAHAMA, l'auteur japonaise de 2 Expressos, du magnifique L'Eau Amère (lien vers notre chronique ), de Kinderbook et de Mariko Parade (avec Frédéric Boilet). La séance de dédicaces aura lieu ce vendredi 16 avril 2010 entre 14h30 & 18h30 chez Multi BD. Un événement à ne pas manquer!
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Les inscriptions se font à la librairie ou par mail en nous écrivant à l'adresse info@multibd.com. Elles ne ne sont pas acceptées par téléphone. Un tirage au sort aura lieu en cas d'inscriptions trop importantes. Chanceux et moins chanceux seront prévenus par courrier électronique juste après le tirage. Merci de votre compréhension.
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Présentation de 2 Expressos sur le site officiel de Casterman
Le site officiel de Kan Takahama
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Dans le cadre de cet événement, nous éditons le troisième carnet de la série L'Oeuf ou la Plume? qui reprend un entretien exclusif avec Kan Takahama, quatres pages de mangas extraits des versions originales japonaises de L'Eau Amère et Kinderbook, un cahier photographique, le tout sous une couverture ornée d'un dessin inédit de l'auteur. Ce carnet est limité à 100 exemplaires. Il est offert à l'achat de l'album 2 Expressos dans notre librairie.
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A noter: les deux premiers carnets consacrés à Vanyda et Philippe Delaby sont épuisés...


dimanche, mars 14, 2010

Entretien avec SETH: qui est donc George Sprott?


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Avec son George Sprott paru dans la collection Outsider des éditions Delcourt il y a quelques mois, Seth pose un nouveau jalon majeur de son oeuvre. Le somptueux album synthétise en effet chacune des diverses étapes qui ont marqué son parcours créatif depuis La vie est belle malgré tout en passant par Wimbledon Green. Comme Orson Welles qui résumait dans son Citizen Kane un peu plus de 40 ans de cinématographie, Seth parvient à y intégrer toutes ses influences pour nous offrir un résultat qui dépasse de loin la somme de ses parties.
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Nicolas Verstappen – Dans Wimbledon Green et George Sprott, votre narration se rapproche de celle du film Citizen Kane où l’on découvre un personnage au travers d’une multiplicité de points de vue et de témoignages. L’œuvre d’Orson Welles a-t-elle une influence aussi importante sur votre travail que celle de Chris Ware (dont vous soulignez l’impact dans votre introduction de Wimbledon Green)?

Seth – Si le travail de Chris Ware et Chris lui-même ont eu une influence considérable sur ma façon de concevoir la bande dessinée durant ces dix dernières années, les films Citizen Kane et The Magnificent Ambersons d’Orson Welles ont eu sur moi un impact véritablement « séminal ». J’ai vu ces deux films très régulièrement durant mon enfance à côté de ma mère (c’est elle qui choisissait de les voir, pas moi). A l’adolescence, ils avaient fini par exercer sur moi une étrange fascination. Je les regarde tous les deux plusieurs fois par an si bien que j’en connais le moindre détail. Ils se sont si profondément enracinés dans mon cerveau que je n’ai pas réellement pris conscience de tout ce que je mettais d’Orson Welles dans Wimbledon Green et George Sprott. Lorsque j’y réfléchis bien, je pense que ces films forment dans le fond de mon esprit une sorte de canevas premier de ce que je considère comme étant un récit. En d’autres termes, je pense que la structure de ces deux films est ce qui me vient directement en tête lorsque je commence à envisager une histoire. Cela donne une forme à mes idées. Je ne me suis aperçu de tout cela que très récemment.

NV – La publication originale de Geoge Sprott dans les pages du New York Times a-t-elle modifié votre traitement du récit ? La grande dimension des pages a-t-elle posé un problème au départ ou les avez-vous envisagées comme un vaste terrain de jeu ?

Seth – Lorsque j’ai débuté ce récit pour le Times, ma principale préoccupation fut d’être limité à une seule planche par semaine. J’étais habitué à raconter mes histoires au travers de sections de pages plus conséquents. J’ai souvent besoin de trois ou quatre planches pour mettre une séquence en place et l’on me demandait de travailler dans ce cadre-ci sur base d’une planche par semaine et d’un total de vingt-cinq planches en tout. J’en ai conclu que je devais changer ma façon d’envisager la narration. J’ai décidé que la seule façon de procéder était de faire de chaque planche un chapitre à part entière de l’histoire. De cette manière, je permettais au lecteur de découvrir un récit relativement complet chaque semaine et je me forçais par la même occasion à bousculer mes capacités de narrateur. Bien entendu, je dus m’éloigner du type de narration « naturaliste » que j’affectionne (à savoir suivre le personnage alors qu’il vaque lentement à ses pérégrinations). Cela impliqua aussi qu’il y aurait moins d’espace consacré au silence qui est, je crois, l’un des éléments importants du type de récits que je raconte. Par contre, cela m’ouvrit la possibilité d’aborder une narration fragmentée qui correspondait bien au personnage. Je voulais que l’histoire de George reste imprécise et ouverte à l’interprétation, que le lecteur se fasse sa propre opinion sur George et sur sa vie. Pour atteindre cet objectif, il était important de priver le lecteur de certains éléments du tableau. La publication épisodique et hebdomadaire du récit dans le New York Times s’avéra donc parfaite pour le type d’histoire que je voulais raconter. Lorsque j’ai réuni ces planches dans un livre, rajoutant des pages et des illustrations, j’ai pu aller encore un peu plus loin dans cette démarche. J’ai appris énormément en travaillant sur George Sprott.

NV – Vous présentez chaque témoignage sur une planche spécifique et vous le centrez de manière à laisser un important contour qui l’isole au milieu de la page. Cette « isolation » des témoignages a-t’elle pour objectif de leur donner un aspect encore plus fragmentaire, de les faire apparaître comme des éléments détachés d’un puzzle ?

Seth – Votre interprétation est intéressante. Elle me plaît mais je dirais que je n’ai pensé qu’en termes de « design ». Pour être honnête, j’aimais tout simplement l’idée de voir ces planches comme des monolithes dressés au milieu de la page. Rien de plus…

NV – Comment avez-vous conçu la liste des différents personnages secondaires qui nous offrent leurs points de vue sur George Sprott ? Aviez-vous élaboré cette liste avant de démarrer l’écriture de l’album ou ces personnages se sont-ils rajoutés progressivement?

Seth – L’élaboration de ces personnages fut organique. J’ai tout d’abord envisagé les informations qui devaient être dévoilées sur George Sprott. Il me fallait donc créer des personnages qui livreraient ces « informations » lors de leurs interviews. A chaque fois qu’un personnage était nécessaire, je le créais aussitôt. Au bout de quelques semaines de travail d’écriture, j’avais une vue d’ensemble de tous les personnages et de toutes les séquences utiles à la narration. Cette préparation fut donc très minutieuse. Comme il me fallait également construire chaque planche de manière spécifique, mon planning devint vite très serré. En commençant avec un mois d’avance, je finis la dernière planche pour le New York Times à seulement un jour du délai fixé par le journal.

NV – Dans l’ouvrage In the studio with Contemporary Cartoonists, vous mentionnez de nombreux auteurs de bandes dessinées du milieu du vingtième siècle dont la vie semble vous passionner. Avez-vous déjà envisagé d’écrire la biographie de ces auteurs plutôt que celle de personnages de fiction comme Sprott, Kalo ou Wimbledon Green ? Est-ce important pour vous de passer par la fiction ou plutôt par ce besoin de faire croire à vos lecteurs que vos personnages ont réellement existé ?

Seth – Mon intérêt premier dans la vie est de raconter des histoires et de dessiner des images. Je fais cela depuis mon enfance. Je pense en définitive que cela tient simplement d’une tentative de saisir le monde qui est à l’intérieur de soi pour le sortir de son corps et de son esprit en lui donnant une physicalité. Pour ma part, la bande dessinée est le meilleur moyen d’y parvenir. La séparation qui existe entre la réalité intérieure et la réalité extérieure est la chose la plus profonde que nous expérimentions en tant qu’êtres humains. Elle définit notre sentiment étrange et mystique d’être vivant. Communiquer cette expérience (et toutes les expériences liées au sentiment d’être vivant) est à la base de mon travail. C’est la base-même de l’Art. J’écris de la fiction car elle est un moyen simple et approprié pour exprimer tout cela. L’autobiographie aussi est une méthode adéquate mais je considère la fiction comme étant une façon plus directe pour y parvenir. S’utiliser comme un personnage crée finalement de nombreuses barrières entre l’auteur et le lecteur.
Le travail que j’effectue en tant qu’historien/collectionneur/maquettiste est plutôt le résultat secondaire d’années passées à apprendre à être un auteur de bandes dessinées. Vous apprenez en étudiant ceux qui étaient là avant vous. L’étude de ces auteurs mène parfois à l’élaboration d’albums(ou d’articles). En tant qu’auteur de bandes dessinées, vous « adoptez » vos propres ancêtres, vous regardez en arrière et les auteurs avec qui vous entrez dans une résonnance particulière deviennent des proches spirituels. Un lien étroit se développe parfois entre vous et ces dessinateurs disparus. S’ils sont oubliés, vous ressentez le besoin de sauver ces œuvres qui furent le fruit de toute une vie. Vous ne pouvez alors souhaiter que, dans l’avenir, un dessinateur ressente la même chose à votre égard et tente de sauver votre travail de l’obscurité.
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(Entretien réalisé en août 2009 par courrier électronique - copyright 2010 Nicolas Verstappen & Seth)

Radio GrandPapier: la troisième!

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La troisième de Radio GrandPapier est désormais disponible en podcast ou en téléchargement sur le blog de l'émission que vous pouvez atteindre en cliquant sur l'image ci-dessus. On y parle des Noceurs de Brecht Evens, du Swamp Thing d'Alan Moore, de Walking Dead, du Hellblazer: The Horrorist de Jamie Delano & David Lloyd et nous y discutons aussi avec quelques membres d'Habeas Corpus, label bruxellois de bande dessinée. Bonne écoute. Nicolas.



mardi, février 16, 2010

Ruppert et Mulot: séance de dédicaces

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Nous vous avons parlé il y a peu de l'excellent album Irène et les Clochards paru à L'Association fin 2009 (voir chronique plus bas). C'est donc avec un immense plaisir que nous vous annonçons la venue de messieurs Ruppert & Mulot pour une séance de dédicaces qui devrait être aussi décalée que leur oeuvre est innovante...
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Les inscriptions se font à la librairie ou par mail en nous écrivant à l'adresse
info@multibd.com.
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Lien vers le site officiel de Ruppert & Mulot
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Notre Chronique:
Irène et les clochards ou l'autre visage de Ruppert & Mulot
En quatre ans et sept ouvrages, Florent Ruppert & Jérôme Mulot ont bien vite quitté leur statut de jeunes auteurs "révélation" pour celui d'auteurs incontournables. Leur oeuvre, puisque l'on peut déjà parler d'oeuvre, s'est construite autour d'une volonté de renouvellement constant et de recherches graphiques et narratives aussi ludiques que pertinentes. Débordant du cadre strict du livre et de la Bande Dessinée, ils utilisent internet comme espace de rencontre et de duels entre dessinateurs, les séances de dédicaces comme des occasions de "happenings" et vont jusqu'à monter de véritables performances où la participation du public servira de terreau à leurs projets en cours. Avec
Irène et les clochards, Ruppert & Mulot marquent une nouvelle étape dans leur parcours créatif puisqu'ils nous proposent de découvrir un drame où leur légendaire humour caustique sera mis entre parenthèse. Les deux auteurs n'en délaissent pas moins tous les thèmes qui leur sont chers. Au contraire. Avec le personnage d'Irène, jeune femme perdue dans notre société et dans son propre corps rongé par la maladie, ils s'offrent la possibilité d'exprimer sans retenue cette violence crue qu'ils représentent depuis leur début mais dans un cadre qui est ici profondément intime (pour ne pas dire viscéral). Irène, au travers de "rêves" éveillés, laissera son imagination prendre le pas sur la réalité pour mieux vaincre toutes les frustrations, les peines et les désillusions de son quotidien. Véritable "coup de poing" comme les albums Jolies Ténèbres de Vehlmann & Kerascoët et Blast de Manu Larcenet parus en 2009, Irène et les clochards est le premier volet d'un cycle qui ne laissera pas nos esprits sans ecchymoses.



dimanche, février 14, 2010

Les "Causeries" du Labo "Pierre Feuille Ciseaux"

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Les quatre "causeries" de la première édition du Laboratoire Pierre Feuille Ciseaux sont désormais en ligne. Il vous suffit de cliquer sur la photo ci-dessus pour écouter les débats que j'ai eu la chance de co-animer avec Xavier Guilbert & Fabien Texier et où furent conviés Etienne Davodeau, Marc-Antoine Mathieu, Ronald Grandpey, Cédric Manche, Florent Ruppert, Emmanuel Guibert, l'ami June, William Henne, Guillaume Long, Isabelle Pralong, Joanna Hellgren, Alex Baladi, Benoît Preteseille & Jean-Christophe Menu. N'étant pas un grand habitué des débats publics, j'espère que vous m'excuserez pour mes questions parfois un peu hésitantes. En introduction à la troisième causerie, vous pourrez aussi écouter une version très abrégée de ma conférence sur la Représentation du Trauma dans la Bande Dessinée autobiographique (dont je vous avais parlé ici). Bonne écoute! Nicolas.


mercredi, février 10, 2010

Radio GrandPapier: émission spéciale "Angoulême"

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La deuxième de Radio GrandPapier est désormais disponible en podcast ou en téléchargement sur le blog de l'émission que vous pouvez atteindre en cliquant sur l'image ci-dessus. Cette "spéciale Angoulême" est composée d'une présentation du Palmarès, de plusieurs entretiens menés lors du Festival (Matthieu Bonhomme, Serge Ewenczyk des éditions Cà et Là, Thomas Bernard & Morgan Charpentier des éditions Requins Marteaux), d'une nouvelle capsule d'Erwin (sur la création du Journal de Tintin) et de présentation d'albums (dont le Gaza 1956 de Joe Sacco qui était présent à Angoulême cette année). Bonne écoute. Nicolas.


A redécouvrir: "J'ai tué Adolf Hitler" de Jason

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A l'occasion de leurs 10 ans, les éditions Carabas rééditent l'excellent album J'ai tué Adolf Hitler dans une version au dos toilé. Avec ce récit, l'auteur norvégien Jason nous emmène sur les traces d'un tueur à gages à qui l'on propose un contrat inattendu; celui de remonter dans le temps et d'abattre Adolf Hitler. Le professionnel accepte mais divers imprévus rendront sa tâche particulièrement ardue. Cette chasse à l'homme bouleversera sa vie et celle de l'être cher qu'il a dû impliquer avec lui dans cette aventure. Jason maîtrise à la perfection l'enchaînement des rebondissements qui rythment cet album. Il nous fait passer de surprises en surprises pour conclure par un final aussi génial qu'émouvant. Et c'est ce dernier aspect qui me touche le plus dans son travail: il parvient à me faire vivre des aventures improbables d'où se dégagent des émotions pronfondément justes. Nicolas.
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Lien vers la présentation de J'ai tué Adolf Hitler
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J'ai tué Adolf Hitler de Jason, éditions Carabas

mercredi, janvier 13, 2010

Radio GrandPapier: la première!

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La "première" de Radio GrandPapier est désormais disponible en podcast et en téléchargement sur le site internet de l'émission. On y accueillait La Grenouille Noire et le duo Patar & Aubier, les réalisateurs de Panique au Village. La première photo présentée ci-dessus dévoile les invités en train de savourer les bières remportées lors du "Quizz BD". Notons aussi la présence de Stéphane Noël à leurs côtés et celle de David Libens, Philippe Vanderheyden & Vincent Degrez à l'arrière-plan. La seconde photo nous révèle les visages de Philippe et Vincent à quelques minutes du lancement du direct... La tension monte... 19h26... Plus que quatre minutes... Cédric Manche, Bert et Jean-François Henrion s'activent en régie tandis que David et Stéphane font un dernier point sur leur rubrique baptisée "Segments autobiographiques"... Ca y est... L'émission est à l'antenne... Et vous découvrirez le résultat en cliquant ICI. Bonne écoute!

mercredi, janvier 06, 2010

Radio GrandPapier

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J'ai le plaisir de vous annoncer la création de l'émission Radio GrandPapier où l'on parlera de bandes dessinées (alternatives & mainstream) le premier mercredi de chaque mois entre 19h30 et 21h30. Vous pourrez écouter la première émission dès aujourd'hui (mercredi 06 janvier) sur 92.1fm, en streaming sur le site de Radio Campus ou par podcast dès dimanche. Les invités de ce mercredi sont La Grenouille Noire et le duo Patar & Aubier, les réalisateurs de Panique au Village. De plus amples informations sur le blog de Radio GrandPapier.